Après que le financement des formations avait été gelé début janvier, ce qui empêchait l’organisation des sessions en plan de développement des compétences et faisait craindre l’arrêt des formations pour les assistantes maternelles, une levée de ce blocage a été validée.
Les sessions de formation devraient pouvoir rouvrir normalement.
Cela signifie qu’après quelques jours d’incertitude, le droit à la formation est à nouveau effectif pour les assistantes maternelles salariées, avec possibilité de s’inscrire à des formations financées prises en charge dans le cadre professionnel.
Les assistantes maternelles salariées par des particuliers employeurs peuvent à nouveau bénéficier de leurs droits à la formation professionnelle annuelle.
Les formateurs et organismes peuvent reprogrammer ou proposer des nouvelles sessions de formation ouvertes à l’inscription.
Si vous aviez une formation planifiée qui avait été annulée ou retardée, elle devrait être reprogrammée ou compensée par votre organisme de formation ou le RPE de votre secteur.
Depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, le financement des actions de formation professionnelle pour les assistants maternels a été brutalement arrêté par l’APNI (Association pour la Promotion des formations et des organismes dédiés à la Petite Enfance). Cette décision a été communiquée juste avant le 31 décembre 2025.
Les assistant(e)s maternel(le)s ne peuvent plus suivre certaines formations indispensables au maintien de leur agrément
Les organismes majeurs reconnaissent ces désagréments, notamment parce que de nombreuses sessions étaient déjà programmées et préparées (groupe de travail, formateurs mobilisés, etc….)
Malgré que les assistant(e)s maternel(le)s s’organisent pour participer à ces formations annulées ou reportées, alors qu’ls se sont organisés avec leurs familles. Cela fragilise les rapports employeurs/salariés.
Nous revendiquons :
Faute de formations, plus de renouvellement d’agrément !
La CSAFAM restera vigilante !
Nous sommes dans une situation ubuesque…
Le reportage de Capital diffusé le 4 Janvier 2026, sur le sujet : « Gagner plus : enquête sur les jobs qui rapportent vraiment ! », met en avant des revenus élevés, mais ils ne reflètent pas la moyenne de la profession.
Mais il est vrai qu’en fonction des secteurs et le manque de place en collectivité, certain(e) s abusent du système.
La rémunération moyenne de l’assistant(e) maternel(le) restent beaucoup plus basse, avec des variations selon le nombre d’enfants accueillis et d’autres paramètres réels de travail.
Il ne faut pas oublier les obligations de chacun employeur et salarié.
Lors de l’établissement du contrat de travail, les éléments tels que le salaire, les horaires, les congés payés,… se négocient contractuellement.
Tous salariés à le droit à cinq semaines de congés payés obligatoires. Le reste peut-être des semaines sans accueil et donc sans salaire.
Ce reportage dégrade encore un plus l’image de la profession auprès des parents comme du grand public.
L’APNI (Association Paritaire Nationale d’Information et d’innovation) est une instance chargée d’assurer la mise en œuvre des garanties sociales des salariés de la branche du secteur des particuliers employeurs.
À ce titre, elle participe activement à l’évolution des droits sociaux des assistants maternels et autres salariés du particulier employeur, notamment en ce qui concerne la professionnalisation, les activités sociales et culturelles, l’indemnité de départ volontaire à la retraite et la prévoyance.
Elle prend également contact avec les salariés ayant bénéficié d’une visite au SPSTN (Service de Prévention et de Santé au Travail National) pour assurer le défraiement.
Afin d’améliorer sa visibilité, l’APNI a mis en ligne un site internet www.apni.fr qui sera enrichi progressivement de nombreuses informations pour informer les salariés sur son rôle et ses missions.
Attention : l’APNI n’est chargée que du défraiement des salariés ayant bénéficié d’une visite médicale auprès du SPSTN ; elle n’a pas vocation à organiser ces visites. Pour de plus amples informations sur le SPSTN, rendez-vous sur leur site internet www.spstn.org
Ils sembleraient, selon les informations de certains d’entre vous travaillant en MAM (Maison d’Assistants Maternelles), que les impôts demanderaient de requalifier la taxe foncière en taxe professionnelle.
Cela s'adresse directement en premier lieu aux assistants maternels qui sont propriétaires de leur lieu de travail.
Nous vous invitons de vous rapprocher de votre centre des finances pour avoir de plus amples renseignements.
L’article L214-1-1 du Code de l’Action Sociale et des Familles prévoit que des référentiels nationaux déclinent les principes applicables à l’accueil du jeune enfant, qui sont repris dans la charte nationale de l’accueil du jeune enfant.
Le référentiel national de la qualité d’accueil du jeune enfant a été élaboré en fonction des dernières connaissances sur le développement de l’enfant et décrit des pratiques concrètes, précises et pragmatiques destinées à orienter et assurer la qualité chez tous les professionnels et au sein de tous les modes d’accueil.
Il n’a pas vocation à être exhaustif ou à décrire l’ensemble de l’activité des professionnels, mais établit un socle de pratiques attendues de tous et se concentre sur des axes d’améliorations identifiés.
Il constitue notamment un socle de référence pour les missions d’accompagnement et de contrôle des PMI, leur permettant ainsi de se fonder sur le référentiel pour apprécier les écarts de ce qui est attendu en termes de qualité d’accueil ; il pourra également servir de base à l’élaboration des projets d’accueil.
Pour en savoir plus sur le référentiel, cliquez sur ce lien : https://solidarites.gouv.fr/tout-savoir-sur-le-referentiel-national-de-la-qualite-daccueil-du-jeune-enfant
Pour télécharger le référentiel national de la qualité d’accueil du jeune enfant, cliquez sur ce lien : https://www.csafam.fr/uploads/files/c94d73983db98f42c972725ae89b5f90.pdf
Mme Marie LEBON, secrétaire générale du SAMFFA974 et référente assistants familiaux de la CSAFAM, a interpelé Mme Catherine VAUTRIN, Ministre du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles de France, sur la situation des assistants familiaux en demandant des mesures destinées à valoriser la profession afin de la rendre plus attractive.
Ces demandes ont également été relayées à l'Assemblée Nationale par Mme Karine LEBON, députée: https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/17/questions/QANR5L17QE7648
Pour lire le courrier envoyé à Mme la Ministre dans son intégralité: https://www.csafam.fr/uploads/files/7acd6a5c6f8717dc0f0bb4ddfec5b4a7.pdf
MISE À JOUR DU 25 JUILLET 2025 : Mme Catherine VAUTRIN a répondu au SAMFFA974 par une lettre que vous pouvez consulter en cliquant sur ce lien: https://www.csafam.fr/uploads/files/52cc9f5a33bfc8134c6214dc4ad29431.pdf
L’arrêté du 27 juin 2025, paru ce 2 juillet 2025 au Journal Officiel, modifie la Charte Nationale pour l’accueil du jeune enfant créée par l’arrêté du 23 septembre 2021.
Il est rappelé que, depuis l’entrée en vigueur du texte, tous les acteurs des modes d’accueil du jeune enfant doivent intégrer ces principes à leurs pratiques professionnelles.
L’arrêté nouvellement paru impose l’interdiction formelle pour les professionnels d’exposer les enfants de moins de 3 ans aux écrans quels qu’ils soient (smartphone, télévision, tablette ou ordinateur) au regard des risques pour leur développement.
Pour consulter l'arrêté du 27 juin 2025, cliquez sur ce lien: https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000051832077
Pour consulter l'arrêté du 23 septembre 2021 créant la Charte Nationale pour l'accueil du jeune enfant, cliquez sur ce lien: https://www.csafam.fr/uploads/files/kyi-arr%C3%AAt%C3%A9-du-23-septembre-2021-pour-cr%C3%A9ation-charte-accueil-du-jeune-enfant.pdf
À compter du 1er septembre prochain, le calcul du CMG (Complément de libre choix du Mode de Garde) évolue pour les parents qui emploient un assistant maternel pour l’accueil de leur(s) enfant(s).
L’objectif visé est d’apporter un meilleur accompagnement financier aux parents ayant des besoins d’accueil importants ou des revenus modestes et rapprocher les restes à charge entre les accueils individuels et collectifs.
Cette réforme comprend deux phases :
Jusqu’à présent, si le salaire de l’assistant maternel respectait un plafond de 5 heures de smic par jour d’accueil, le parent bénéficiait du CMG : il lui restait alors un minimum de 15% de la dépense à sa charge.
À compter de septembre 2025, le plafond des 5 smic et le reste à charge de minimum 15% est supprimé. Le CMG sera alors calculé en tenant compte :
Il est fixé à 4.85€ et correspond au coût médian constaté sur l’année civile précédente sur le territoire. Il est composé du taux horaire net et du montant par heure des indemnités d’entretien et de repas, et sera revalorisé annuellement. Un plafond non excluant de 8€ a été fixé.
Pour calculer son montant horaire, l’assistant maternel devra additionner les montants du salaire net, des indemnités d’entretien et des indemnités de repas, et diviser le tout par le nombre d’heures mensualisées.
Exemple : l’assistant maternel accueille un enfant pour une mensualisation de 600€ net (45 semaines x 40 heures x 4€ /12 mois soit 150 heures mensuelles (45 semaines x 40 heures / 12 mois)). Sur un mois donné, il perçoit 600€ de mensualisation, 100€ d’indemnités d’entretien et 80€ d’indemnités de repas. Son montant horaire se calcule de la manière suivante :
600€ mensualisation + 100€ indemnités d’entretien + 80€ indemnités de repas = 780€
780€ / 150 heures mensuelles = 5.20€.
Si l’assistant maternel ne respecte pas exactement le montant horaire de référence, l’employeur percevra tout de même le CMG :
En résumé : l’assistant maternel n’est en aucun cas tenu de respecter strictement le montant horaire de référence de 4.85€ par heure ; il peut, comme actuellement, fixer librement son taux horaire et le montant des indemnités d’entretien et de repas en fonction de ce qu’il propose aux familles. S’il dépasse les 4.85€ par heure, le montant du CMG attribué à la famille pourra être diminué, mais s’il dépasse le plafond de 8€ par heure, le CMG ne sera versé que jusqu’à ce plafond, le reste étant intégralement à la charge du parent.
Un barème fixe le taux d’effort horaire qui sera appliqué aux revenus de la famille, c’est-à-dire la part minimum des revenus de l’employeur qui devra être consacrée à la rémunération d’une heure d’accueil. Il est établi en fonction du nombre d’enfants à charge. Si la famille bénéficie de l’Allocation d’Education de l’Enfant Handicapé (AEEH), le taux d’effort horaire inférieur est appliqué.
Pour connaître le revenu mensuel, l’employeur reprend le revenu annuel déclaré pour l’année N-2 et le divise par 12. (Pour 2025, reprendre les revenus 2023 déclarés en 2024.)
Le barème retenu est semblable à celui de la PSU appliqué en crèche :
Exemple : une famille a 2 enfants à charge ; son taux d’effort horaire est donc de 0.0516% : il restera donc à sa charge 0.0516% de ses revenus mensuels pour l’accueil de son enfant ; ainsi, si son revenu mensuel est de 2000€, son reste à charge sera au minimum de 1.032€ par heure d’accueil (2000€ x 0.0516%).
Si elle bénéficie de l’AEEH, on applique le taux horaire immédiatement inférieur, c’est-à-dire celui pour 3 enfants à charge (0.0413%), soit 0.826€ au minimum de reste à charge par heure d’accueil (2000€ x 0.0413%).
Ils sont pris en compte dans le calcul du taux d’effort horaire (cf. n°2 ci-dessus). Le plafond est fixé à 8500€ de revenus mensuels : lorsque ce plafond est dépassé, le CMG « rémunération » (c’est-à-dire le remboursement perçu par les parents) n’est pas versé mais les cotisations patronales sont toujours prises en charge.
La formule suivante sera appliquée pour déterminer le montant du CMG que percevra le parent :
Coût mensuel de l’accueil x (1 – ((ressources mensuelles x taux d’effort) / coût horaire de référence)).
Quelques exemples :
1)Une famille a 1 enfant à charge qu’elle envisage de confier à un assistant maternel. Elle a des ressources mensuelles de 2000€ par mois. Son taux d’effort est de 0.0619%.
L’assistant maternel va percevoir 675€ net de salaire, 76€ d’indemnités d’entretien et 80€ d’indemnités de repas, soit un total de 831€ mensuels.
Le montant du CMG pour cette famille sera donc égal à 831€ x (1 – ((2000€ ressources x 0.0619%) / 4.85€)) = 618.88€.
Son reste à charge sera donc de 212.12€ net (831€ - 618.88€ CMG).
Note : dans cet exemple, le montant horaire de l’assistant maternel est de 4.92€ :
45 hrs x 45 semaines / 12 mois = 168.75 heures mensuelles
675€ salaire net + 76€ indemnités entretien + 80€ indemnités repas = 831€
831€ / 168.75 heures mensuelles = 4.92€ net montant horaire de l’accueil.
2) Une famille a 3 enfants à charge ; son taux d’effort horaire est de 0.0413%. Ses ressources mensuelles s’élèvent à 4000€ par mois. L’assistant maternel va percevoir 675€ net de salaire, 76€ d’indemnités d’entretien et 80€ d’indemnités de repas, soit un total de 831€ mensuels.
Le montant du CMG pour cette famille sera donc égal à 831€ x (1 – ((4000€ ressources x 0.0413%) / 4.85€)) = 547.95€.
Son reste à charge sera donc de 283.05€ net (831€ - 547.95€ CMG).
Note : dans cet exemple, le montant horaire de l’assistant maternel est de 4.92€ :
45 hrs x 45 semaines / 12 mois = 168.75 heures mensuelles
675€ salaire net + 76€ indemnités entretien + 80€ indemnités repas = 831€
831€ / 168.75 heures mensuelles = 4.92€ net montant horaire de l’accueil.
3) Une famille a 1 enfant à charge qu’elle envisage de confier à un assistant maternel. Elle a des ressources mensuelles de 2000€ par mois. Son taux d’effort est de 0.0619%.
L’assistant maternel va percevoir 975€ net de salaire, 100€ d’indemnités d’entretien et 120€ d’indemnités de repas, soit un total de 1 195€ mensuels.
Le montant du CMG pour cette famille sera donc égal à 1 195€ x (1 – ((2000€ ressources x 0.0619%) / 4.85€)) = 889.97€.
Son reste à charge sera donc de 305.03€ net (1 195€ - 889.97€ CMG).
Note : dans cet exemple, le montant horaire de l’assistant maternel est de 6.13€ :
45 hrs x 52 semaines / 12 mois = 195 heures mensuelles
975€ salaire net + 100€ indemnités entretien + 120€ indemnités repas = 1 195€
1 195€ / 195 heures mensuelles = 6.13€ net montant horaire de l’accueil.
4) Une famille a 3 enfants à charge ; son taux d’effort horaire est de 0.0413%. Ses ressources mensuelles s’élèvent à 4000€ par mois. L’assistant maternel va percevoir 975€ net de salaire, 100€ d’indemnités d’entretien et 120€ d’indemnités de repas, soit un total de 1195€ mensuels.
Le montant du CMG pour cette famille sera donc égal à
1195€ x (1 – ((4000€ ressources x 0.0413%) / 4.85€)) = 787.96€.
Son reste à charge sera donc de 407.04€ net (1 195€ - 787.96€ CMG).
Note : dans cet exemple, le montant horaire de l’assistant maternel est de 6.13€ :
45 hrs x 52 semaines / 12 mois = 195 heures mensuelles
975€ salaire net + 100€ indemnités entretien + 120€ indemnités repas = 1 195€
1 195€ / 195 heures mensuelles = 6.13€ net montant horaire de l’accueil.
Si le contrat est déjà en cours au 1er septembre 2025, et que le nouveau CMG calculé est inférieur à celui qui était versé précédemment, l’employeur peut prétendre à un complément différentiel si les conditions suivantes sont toutes deux respectées :
Ce complément différentiel ne permettra pas à l’employeur de percevoir un CMG supérieur à 90% de la rémunération nette de l’assistant maternel. Il sera versé jusqu’aux 6 ans de l’enfant s’il a eu 3 ans avant le 1er janvier 2025 ou jusqu’au mois de septembre de l’année de ses 3 ans.
Pour vérifier son éligibilité au complément différentiel ou pouvoir le calculer, l’employeur doit s’adresser à la CAF ou la MSA dont il dépend, car le décret n’apporte aucune autre précision.
Source : décret n°2025-515 du 30 mai 2025 relatif au complément de libre choix mode de garde consultable sur ce lien: https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000051714530